Le Monde.fr nous fait part aujourd’hui d’une « étude brésilienne, parue le 24 octobre dans The Journal of Sexual Medicine, consacrée aux pratiques zoophiles masculines ». L’étude a été menée par des médecins dans les régions rurales et pauvres du Brésil. Sur 492 hommes de 18 à 80 ans issus de ces régions, 118 d'entre eux étaient atteints d'un cancer du pénis et concomitamment, près de 35 % des sujets interrogés « ont reconnu avoir forniqué avec un animal ou plusieurs ». Et l’article du Monde de préciser : « Dans l'ordre des favori(te)s, on trouve en premier les juments, suivies des ânesses, des mules, des chèvres, des poules, des veaux, des vaches, des chiens et chiennes, des moutons et brebis, cochons et truies ».


Mais curieusement, le bœuf ne figure pas dans la liste. Visiblement cet animal noble semble être l’objet des fantasmes sexuels des classes moyennes et supérieures. Et oui, qui a dit que la zoophilie était l’apanage des sociétés reculées, rurales et pauvres ? En ce moment-même sévit en plein Paris, sur France Culture, l’émission « On ne parle pas la bouche pleine » (émission gastronomique du samedi midi, on ne peut plus bobo). Valérie Solvit y fait l’éloge de la queue de bœuf. Avec une voix sensuelle, elle souligne qu’il faut plusieurs queues de bœuf car « l’os prend beaucoup de place au milieu », et puis « elle se termine très petite ». Elle explique la manière dont elle la prépare la veille ou l’avant-veille. Parce que « ce sont des plats qui on besoin d’être reposés, fatigués, recuits, reposés… enfin c’est mon plaisir ». Toutefois, elle avoue son dilettantisme en cuisine parce que, dit-elle « je suis un peu coquine et paresseuse ». Et l’émission enchaîne sur la chanson de Serge Gainsbourg : « je pense queue… j'adore les cadors, les petites chiennes en calor, j'les prends ces petites bébêtes, teckel chow-chow en levrette … »


Allez, bonne journée. On n’arrête pas le progrès.