En ces temps de suspicion à l’endroit des patrons voyous, il convient de souligner et de saluer la rigueur de la société Sécuritas qui, en toute observance de la règle Sarkozy, a procédé au partage des bénéfices entre ses actionnaires et ses salariés.


150.000€ à partager entre 20.000 salariés, en respectant le dispositif Sarkozy, celui qu'il avait expliqué dans son discours en Avril 2011, lors de l’Assemblée Générale des Maires des Ardennes.


"J’ai demandé au Gouvernement de préparer un dispositif qui fera en sorte que tout le monde sera associé à la reprise…. Je m’explique : comment voulez-vous qu’un ouvrier des Ardennes comprenne qu’après lui avoir demandé d’amputer son salaire parce qu’y avait pas assez d’activité (il est comme ça le Président, il parle le langage du peuple) et d’avoir été au chômage partiel, comment voulez-vous qu’y comprenne qu’en 2010, 86 milliards d’euros ont été distribués aux entreprises du CAC 40, aux actionnaires. Très bien ! Moi je souhaite que toutes les entreprises fassent du bénéfice. Et je souhaite que tous les actionnaires aient la juste récompense de leur investissement. Mais si y a 86 milliards d’euros à distribuer aux actionnaires, doit y en avoir une petite partie aussi à distribuer aux salariés".


Dont acte. François Baroin met en place le dispositif. Xavier Bertand assure le marketing : "Pour certaines c'est 150 euros, d'autres 200, d'autres 600 mais entre nous c'est mieux que rien. S'il n'y avait pas eu cette loi, on ne toucherait rien du tout".


La Société Sécuritas, fidèle aux termes du dispositif, verse, il y a quelques jours, 3,50 euros de prime à chacun de ses 20.000 salariés.


Puis c’est le buzz. Tout le monde en parle. Les salariés en question, les médias et… Xavier Bertrand, qui s’offusque de ce montant ridicule (au journal de 19h30 de ce soir sur France 3).


Les salariés fustigent Sécuritas "ils se foutent de notre gueule". Pourtant Sécuritas respecte la loi. Qui se fout de la gueule de qui ? C’est vrai, notons bien, que Sarkozy, dans son discours volontariste des Ardennes avait bien dit "si y a 86 milliards d’euros à distribuer aux actionnaires, doit y en avoir une petite partie aussi à distribuer aux salariés". Une petite partie…


2012 approche, virez-moi ces guignols.