Il y a quelques jours, juste après la parution du rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur le mal logement, « le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu a reconnu mercredi que la situation du logement en France était "grave" » indique une dépêche de l’Agence France Presse du 2 février. A l’appui, l’AFP cite cette phrase magnifique de Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, entendue le même jour sur France Culture:

« J'admets que la situation est grave mais je n'admets pas que la situation est de plus en plus grave. A l'inverse, je ne voudrais pas dire que la situation s'améliore, mais en tous cas ce gouvernement a pris la mesure de la situation ».

Un gouvernement qui a pris la juste mesure d’une situation dont tout semble raisonnablement indiquer qu’elle lui apparaît comme étant assimilable à ce qu’on pourrait qualifier, sans exagération ni catastrophisme, de situation relativement mais quasiment identique à un état de gravité. Sans, bien entendu, qu’on puisse néanmoins l’y assimiler totalement, mais sans qu’on puisse non plus s’en écarter radicalement.